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France-Le gouvernement abaisse sa prévision de croissance à 0,9% pour 2026
information fournie par Reuters 14/04/2026 à 18:31

(Actualisé avec précisions)

Le gouvernement français a abaissé mardi sa prévision de croissance pour 2026 afin de prendre en compte l'impact du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie sur l'activité économique du pays.

Il table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% cette année contre une précédente prévision de 1% et après une croissance de 0,9% en 2025.

Lundi, le ministre chargé des Comptes publics David Amiel avait prévenu d'une réévaluation en cours de la prévision de croissance pour 2026 en raison du "coût" du conflit en Iran qui a provoqué une envolée des prix de l'énergie.

La prévision d'inflation du gouvernement est ainsi relevée à 1,9% pour cette année contre 1,3% anticipé auparavant.

La prévision de croissance du gouvernement pour 2026 s'aligne ainsi sur celle de la Banque de France, révisée à la baisse le mois dernier, et sur celle du Fonds monétaire international (FMI), revue ce mardi.

Elle repose sur l'hypothèse d'un prix du pétrole autour de 100 dollars jusqu'à fin mai avant une détente progressive, précise le ministère de l'Economie, qui a également établi un autre scénario "afin d’anticiper au mieux la situation".

Dans ce scénario alternatif, les cours du pétrole atteindraient 150 dollars le baril pendant les trois prochains mois puis redescendraient jusqu’à 100 dollars le baril fin 2026.

"L'incertitude macroéconomique nécessite d’être prudents sur notre gestion budgétaire", ajoute le ministère, rappelant l'engagement du gouvernement à ramener le déficit public à 5% du PIB en 2026.

"La crise engendre un renchérissement significatif du service de la dette, estimé aux alentours de quatre milliards d'euros. Cette dynamique appelle une vigilance toute particulière."

Une réunion avec le comité d'alerte des finances publiques est prévue le 21 avril, indique Bercy, afin "d'éclairer les décisions à prendre concernant d'éventuelles mesures de freinage en cours d’année".

(Rédigé par Leigh Thomas et Blandine Hénault, édité par Benoit Van Overstraeten)

1 commentaire

  • 14 avril 18:39

    Ah bon ? Parce qu'il y a de la croissance en France ?


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